Terzieff. Le théâtre, c’est la vie
J’ai bon espoir pour le théâtre s’il refuse à la fois la facilité et l’imposture intellectuelles, s’il ne se constitue pas en entreprise spécialisée, installant ses derricks autour de gisements de textes fondamentaux, éternellement sujets à la glose, s’il ne prend pas le public pour un écolier, un otage ou pire un touriste en créant un mouvement soi-disant culturel et artistique qui tient plus de la mode que de la véritable recherche, avec juste ce qu’il faut de scandaleux et de folklorique pour émoustiller la foule et que le public vient visiter comme une curiosité qu’il faut avoir vue pour être dans le coup, s’il continue de refléter nos rêves, nos aspirations, nos illusions, nos combats, nos échecs, nos angoisses et aussi nos mensonges et nos erreurs, et tout ça… pour la joie, pour la peine, pour unir nos solitudes, et aussi, pourquoi pas, pour rire !
Laurent Terzieff. Seul avec tous. Le Livre de Poche. 2011

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