L’Unicité

Les deux aspects, unicité et multiplicité, sont toujours inséparables. Mais on ne peut pas les penser ni les définir en même temps ! Jamais la pensée ne pourra saisir l’unicité même si elle tente de la définir. A chaque fois que nous pensons en tant que « moi, je », nous ne sentons pas l’unicité, nous nous fermons à elle.

Cela nous donne l’illusion que nous fonctionnons dans notre propre histoire, comme si elle n’était pas le résultat de toutes les relations que nous avons eues.

En revanche, quand le « moi, je » s’efface, le cœur ressent naturellement l’Être. « Moi, je » producteur devient « Moi » conducteur.

A chaque fois que je m’oublie en tant que « moi, je », il y a un sentiment de plénitude, de non-problème, de joie simple d’être.

Daniel Morin. Éclats de silence. Accarias L’Originel. 2010