Sagesse de Montaigne

  • Mon opinion est qu’il faut se prêter à autrui et ne se donner qu’à soi-même.
  • La plupart de nos occupations sont comiques. Il faut jouer notre rôle comme il faut, mais comme le rôle d’un personnage emprunté.
  • Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors.
  • Moi qui me vante d’accueillir avec tant de soin les agréments de la vie, je n’y trouve, quand je les considère ainsi avec minutie, à peu près que du vent. Mais quoi ! Nous sommes à tous égards du vent.
  • Il faut avoir un peu de folie si l’on ne veut pas avoir plus de sottise.
  • C’est une perfection absolue et pour ainsi dire divine que de savoir jouir de son être.
  • Et sur le trône le plus élevé du monde, nous ne sommes encore assis que sur notre cul.
  • Si les gens se plaignent de ce que je parle trop de moi, moi je me plains de ce qu’ils ne pensent même pas à eux-mêmes.
  • Agis donc, non pour le fruit attendu, mais pour le plaisir de l’action : vis, non pour le bonheur, mais pour vivre. C’est le seul bonheur en vérité : le bonheur en acte, c’est l’acte même comme bonheur.
  • Prenons garde que la vieillesse ne nous attache plus de rides à l’esprit qu’au visage
  • Tu ne meurs pas de ce que tu es malade ; tu meurs de ce que tu es vivant.
  • Que sais-je ?
  • La vraie science est une ignorance qui se sait.
  • Encore faut-il pousser une porte pour savoir qu’elle nous est close.
  • C’est une belle harmonie quand le dire et le faire vont ensemble.
  • La valeur de la vie ne réside pas dans la longueur des jours mais dans l’usage que nous en faisons ; un homme peut vivre longtemps et en fait très peu.
  • Notre vie n’est que mouvement.
  • C’est le jouir, non le posséder, qui nous rend heureux.
  • J’aime mieux forger mon âme que la meubler.
  • Je ne peins pas l’être, je peins le passage.
  • Notre grand et glorieux chef d’œuvre est de vivre à propos.