Marx. La stratégie de la libellule 

Si nous laissons quoi que ce soit nous contraindre, nous finirons en effet par nous étouffer. L’important est de prendre de la distance, ne serait-ce qu’en respirant, afin de nous replacer là où nous pourrons recouvrer l’entièreté de nos moyens. En cela, le symbole de la libellule est très explicite. Si nous ne prenons pas ce temps, alors nous serons condamnés à subir ou à reculer – voire à nous engager dans une fuite qui n’aura rien de stratégique. Devant une difficulté qui nous apparaît très grande, nous avons souvent tendance à nous dire : « C’est un mur, jamais je ne parviendrai à l’escalader. » Nous devrions alors tenter de « raisonner » comme la libellule, qui commence par se mettre en état stationnaire afin de mieux observer et d’appréhender la difficulté sous toutes ses coutures. Si bien qu’elle finira par passer sans même que « l’ennemi » ait bougé.
Tout est donc question de posture et d’attitude.

Thierry Marx. La stratégie de la libellule. Cherche Midi. 2018